Limequat : culture en France, rusticité, entretien et récolte
Le limequat réunit deux qualités recherchées au jardin : le parfum acidulé d’une lime et le petit format d’un kumquat. Ses fruits verts puis jaunes se prêtent aux sauces, aux boissons et aux desserts, tandis que son feuillage persistant permet de conserver un bel agrume en pot. Mais ce croisement ne possède pas automatiquement toute la résistance au froid du kumquat. Pour le cultiver en France, il faut connaître ses limites et préparer sa protection hivernale.
Ce guide détaille les variétés, le choix du plant, l’exposition, la plantation, le rempotage et les soins au fil des saisons. Vous trouverez également des tableaux pratiques, un calendrier d’entretien et des réponses aux problèmes fréquents. L’objectif est de réussir une culture durable, avec des conseils adaptés à votre jardin ou balcon, sans promettre une température de survie ni une récolte identiques partout.
Le limequat en bref
- Identité : hybride entre une lime acide et un kumquat, notamment référencé comme Citrus × floridana.
- Variétés : Eustis, Lakeland et Tavares sont les trois noms classiques à distinguer.
- Fruit : petit agrume parfumé, à peau fine et pulpe acide ; généralement jaune à maturité.
- Culture : pot percé, emplacement lumineux, substrat aéré et arrosage contrôlé.
- Froid : plus tolérant que sa lime parente, moins que le kumquat ; protection indispensable à prévoir.
- Récolte : à décider selon la variété, le climat et l’usage, plutôt que sur un mois fixe.
Les quatre visuels sont générés par intelligence artificielle et signalés comme tels. Ils illustrent les thèmes de culture ; ils ne permettent pas d’authentifier une variété ni de documenter une récolte réelle.
Qu’est-ce que le limequat ? Origine et identité botanique
Le croisement d’une lime et d’un kumquat
Le nom associe « lime » et la terminaison de « kumquat ». Il désigne un groupe d’hybrides issus de la lime des Antilles, également appelée lime mexicaine ou Key lime, et de kumquats. Les croisements historiques attribués à Walter T. Swingle ont été réalisés en Floride en 1909, puis décrits et nommés en 1913. La fiche Citrus ID présente cette origine et les principaux caractères du groupe.
Vous rencontrerez Citrus × floridana, × Citrofortunella floridana ou simplement « limequat » sur les étiquettes. Les variations de nomenclature reflètent notamment la manière de classer les kumquats. Pour un jardinier, le cultivar et l’origine du plant restent essentiels : « limequat » seul ne renseigne pas complètement sur le fruit attendu.
Un petit arbre fruitier, pas une lime miniature quelconque
Le feuillage est persistant, vert et aromatique. L’arbre forme une couronne assez compacte, avec des rameaux parfois épineux. Ses petits fruits peuvent être arrondis ou plus allongés selon la variété. Ils changent de couleur en mûrissant, sans que leur pulpe perde nécessairement son acidité. Cette combinaison convient surtout à un usage condimentaire.
Ne confondez pas limequat et calamondin : leurs origines, leurs fruits et leurs parfums diffèrent. Notre guide du calamondin permet de comparer ces deux agrumes souvent proposés pour les terrasses et les vérandas.

Eustis, Lakeland et Tavares : quelles différences ?
Le choix variétal mérite davantage d’attention que la seule hauteur du plant. Eustis et Lakeland sont historiquement décrits comme deux hybrides apparentés de lime mexicaine et de kumquat rond. Tavares est associé au kumquat ovale ; sa fiche UCR conserve une formulation prudente sur cette parenté. Les noms doivent accompagner les observations, plutôt que disparaître derrière une appellation générale.
| Variété | Parenté historique | Repère utile |
|---|---|---|
| Eustis | Lime mexicaine × kumquat rond. | Référence classique pour découvrir le groupe. |
| Lakeland | Même association parentale qu’Eustis. | Cultivar distinct : conserver son nom exact. |
| Tavares | Lime mexicaine × kumquat ovale, parenté présentée avec réserve par UCR. | Coloration parfois plus orangée ; ne pas l’identifier sur ce seul critère. |
Comparer les fruits d’un matériel identifié
Une différence annoncée de taille, de pépins ou de rendement doit être reliée au plant observé. La charge de l’arbre et les conditions de culture influencent aussi le résultat. Demandez des photographies réelles de la variété vendue et, si possible, des informations sur les récoltes du producteur. Un fruit isolé ne certifie pas l’identité d’un cultivar.
Les fiches de collection Eustis CRC 3603 et Tavares CRC 4048 constituent des repères documentaires. Leurs observations californiennes décrivent des accessions précises, pas tous les limequats commercialisés en France.
Acheter un limequat : les points à vérifier
Recherchez une structure ramifiée, un tronc stable et un feuillage sans infestation visible. Inspectez le revers des feuilles et les jonctions des rameaux. Des traces collantes, des amas cotonneux ou des boucliers bruns demandent une vérification. Une plante très chargée de fruits n’est pas forcément mieux enracinée qu’un petit sujet équilibré.
Demandez le nom du cultivar, le mode de multiplication et le porte-greffe éventuel. Un arbre greffé à partir de matériel adulte identifié est plus facile à évaluer pour un projet de récolte qu’un semis d’origine incertaine. Conservez l’étiquette et la facture avec une photographie du plant à réception.
Prévoir le contenant et le déplacement
Avant l’achat, mesurez le passage vers votre abri hivernal : porte, marches et seuils comptent autant que la place sur la terrasse. Un bac rempli devient lourd. Un support roulant doit supporter son poids final et rester stable au vent. Choisissez un volume compatible avec votre capacité réelle à déplacer l’arbre.
« Dans quelles conditions ce limequat a-t-il été cultivé ? » La réponse aide à préparer l’acclimatation. Un sujet provenant d’une serre chaude ne doit pas subir immédiatement le soleil intense ou une nuit froide.
Cultiver le limequat en France : pot ou pleine terre ?
Le pot, une solution souple pour la majorité des situations
Le contenant permet de contrôler le substrat et de déplacer l’arbre lorsque le froid approche. Il convient aux balcons, aux terrasses et aux jardins où les hivers sont incertains. Cette liberté demande une surveillance régulière : les racines disposent d’un volume limité, dépendant de vos apports d’eau et de nutriments.
Prévoyez une exposition lumineuse, abritée des vents violents. Après un hiver sous abri, réhabituez progressivement le feuillage au soleil extérieur. Commencez par une lumière moins agressive et augmentez l’exposition selon la réaction des feuilles. Derrière une vitre, surveillez également la surchauffe et aérez lorsque les conditions le permettent.
La pleine terre se décide avec le microclimat
Elle se discute surtout dans les secteurs très doux, avec un sol drainant et une protection disponible. Une région réputée favorable peut contenir des fonds de jardin gélifs ou des zones humides. Examinez les températures minimales locales, le vent et l’évacuation de l’eau avant de planter définitivement.
| Situation | Option raisonnable | Priorité |
|---|---|---|
| Balcon ou terrasse | Pot stable et mobile. | Arrosage accessible et abri hivernal prévu. |
| Climat continental | Contenant avec rentrée hors gel. | Éviter le gel prolongé de la motte. |
| Jardin côtier très doux | Pleine terre envisageable après évaluation. | Sol drainant et protection contre les froids exceptionnels. |
| Sol lourd et humide | Pot ou amélioration réelle de l’emplacement. | Ne pas créer une poche de terreau retenant l’eau. |
Un mur abrité peut améliorer la situation, mais il n’efface ni le gel ni un mauvais sol. Observez l’ombre hivernale et le ruissellement de toiture. L’emplacement doit fonctionner pendant toute l’année, pas seulement offrir une belle exposition au moment de la plantation.
Rusticité du limequat et hivernage : comprendre les limites
Plus résistant que la lime, moins que le kumquat
Les descriptions classiques situent les limequats entre leurs parents pour la résistance au froid. Cet avantage relatif ne les place pas au niveau des agrumes les plus rustiques. Un arbre peut rester vivant après un épisode froid tout en perdant ses feuilles, ses fruits ou une partie de ses branches.
Les repères divergent selon les sources : la RHS classe le limequat en H2, avec une conduite protectrice hors gel, tandis que l’Agrumerie Vessière annonce −7 °C pour Eustis. Cette dernière valeur reste une indication horticole du fournisseur, pas une température garantie pour tous les organes et tous les plants.
Préparez un abri lumineux hors gel. Ne faites pas d’un minimum de catalogue votre seuil habituel d’intervention : la motte, les fruits et les jeunes pousses peuvent subir des dégâts avant que le bois adulte soit condamné.
Les facteurs qui changent le résultat
La durée du gel, l’acclimatation et l’état racinaire comptent beaucoup. Une courte baisse nocturne suivie d’un redoux ne correspond pas à plusieurs journées négatives. Le contenant refroidit plus vite qu’un sol profond. Une plante récemment rempotée, sortie d’une serre ou affaiblie par un excès d’eau demande davantage de précautions.
Organiser la rentrée en automne
En septembre et octobre, surveillez les nuits et préparez l’emplacement avant la première alerte. Inspectez l’arbre pour éviter de rentrer des ravageurs avec les autres plantes. Choisissez une véranda, une serre effectivement protégée ou une pièce claire compatible avec l’agrume. Un local sombre, même hors gel, ne constitue pas un bon séjour prolongé.
Contrôlez la température près du pot avec un thermomètre maxima-minima. Un voile limite certaines expositions ponctuelles, mais ne chauffe pas l’arbre. Une serre non chauffée peut geler. Gardez donc une solution de repli, aérez pendant les redoux et adaptez l’eau à la consommation réelle sous abri.

Planter et rempoter un limequat correctement
Quand intervenir ?
Dans les régions où l’hiver est marqué, le printemps laisse généralement davantage de temps pour l’installation avant le froid suivant. Attendez la fin des risques importants de gel et des conditions favorables à l’activité racinaire. À l’automne, un plant acheté peut rester en pot dans un bon abri jusqu’à une période plus favorable.
Le rempotage répond à un besoin observable : motte fortement occupée, substrat dégradé, infiltration irrégulière ou dessèchement très rapide. Quelques racines sous le pot ne suffisent pas à imposer l’opération. Examinez aussi la vigueur de l’arbre et évitez d’intervenir brutalement sur un sujet déjà stressé.
Pot percé et substrat structuré
Choisissez un contenant légèrement plus grand, plutôt qu’un bac surdimensionné autour d’une petite motte. Utilisez un mélange adapté aux agrumes, stable et aéré. Il doit conserver suffisamment d’eau entre deux contrôles sans devenir compact et saturé. La texture réelle du produit compte davantage que sa seule étiquette commerciale.
Maintenez les trous libres et videz les soucoupes après égouttage. Une couche épaisse de billes au fond ne corrige pas un substrat qui retient excessivement l’eau. Le drainage doit fonctionner dans tout le contenant. En pleine terre, vérifiez aussi le comportement du terrain autour du trou, notamment après une pluie.
Les étapes du rempotage
- Préparez le contenant, le mélange et un emplacement temporairement protégé.
- Humidifiez la motte si nécessaire, puis extrayez-la sans tirer sur les branches.
- Examinez les racines périphériques et desserrez doucement celles qui tournent fortement.
- Replacez le collet à son niveau initial et gardez la greffe hors du substrat.
- Comblez les espaces, arrosez pour assurer le contact et laissez égoutter.
- Surveillez la reprise avant d’ajouter une fertilisation importante.
Ne dénudez pas systématiquement toutes les racines d’un agrume persistant. Limitez aussi les opérations simultanées : taille sévère, changement d’exposition et rempotage agressif compliquent la récupération. Votre objectif est une transition régulière, avec un enracinement fonctionnel, plutôt qu’une transformation complète en une journée.

Arrosage et engrais : ajuster les soins au limequat
Arroser toute la motte, au bon moment
Oubliez la fréquence universelle « une fois par semaine ». Le vent, la chaleur et le volume du pot modifient fortement les besoins. Vérifiez l’humidité sous la surface et, lorsque c’est possible, le poids du contenant. Une croûte sèche peut cacher un fond encore humide ; un pot très léger peut révéler un déficit plus profond.
Lorsque l’arrosage est nécessaire, répartissez l’eau sur la motte, laissez l’excédent sortir et videz la soucoupe. De petites quantités répétées peuvent humidifier seulement la surface. Si le substrat s’est rétracté, procédez lentement en plusieurs passages pour éviter que l’eau contourne simplement les racines.
Sous abri en hiver, le séchage ralentit souvent. Contrôlez pourtant régulièrement : les feuilles persistent et l’arbre ne reçoit plus la pluie. Une journée douce et ensoleillée peut augmenter sa consommation. Le bon ajustement repose sur la motte et les conditions, pas sur une réduction automatique identique chaque mois.
Nourrir un arbre réellement actif
Un engrais pour agrumes apporte un cadre pratique, avec les doses et fréquences de son fabricant. Tenez compte des réserves déjà présentes dans le terreau neuf. Fractionnez les apports selon les instructions et la croissance observée. Plus d’engrais ne remplace ni la lumière ni l’oxygène autour des racines.
Un feuillage pâle demande d’abord un examen de l’humidité, du substrat et des apports précédents. Une eau très calcaire ou un pH défavorable peut gêner l’assimilation, mais le jaunissement ne suffit pas à nommer une carence. Évitez de cumuler engrais, correcteurs et acidifiants sans comprendre leur effet.
Réévaluez l’arrosage avant la fertilisation. Si le pot reste lourd et humide, ajouter un produit pour « relancer » l’arbre ne résoudra pas une difficulté racinaire.
Floraison, pollinisation et formation des fruits
Le limequat peut présenter plusieurs vagues de fleurs lorsque les conditions sont favorables. La coexistence de fleurs et de fruits à différents stades explique son intérêt décoratif. Elle ne signifie pas que tous les sujets produisent continuellement, ni qu’une saison de floraison californienne devient un calendrier français.
Les accessions Eustis et Tavares de Riverside sont renseignées avec une maturité étalée sur l’année. En France, suivez les floraisons de votre plant et l’évolution de quelques fruits repérés. La lumière disponible, la température, la charge et la culture sous abri peuvent modifier considérablement le rythme.
Un second arbre est-il nécessaire ?
Un limequat peut fructifier seul : l’achat d’un autre agrume n’est généralement pas indispensable. Les insectes facilitent les visites florales dehors. Dans un abri fermé, vous pouvez passer délicatement un petit pinceau entre les fleurs ouvertes. Cette aide éventuelle ne corrige pas une croissance faible liée au manque de lumière.
Comprendre la chute des jeunes fruits
Une partie des fleurs et des petites nouaisons tombe naturellement. L’arbre ajuste sa charge. Une chute plus forte peut accompagner un stress hydrique, un déplacement ou une chaleur excessive. Observez le feuillage et les fruits conservés avant d’intervenir. Sur un jeune sujet affaibli, alléger modérément une charge importante peut soutenir la reprise.
Taille, porte-greffe et multiplication du limequat
Conserver une silhouette accessible
Pratiquez une taille mesurée pour retirer le bois mort avéré, les branches cassées et les frottements gênants. Gardez un accès au centre de la couronne pour inspecter les ravageurs et récolter. Une taille géométrique répétée supprime du feuillage utile et des rameaux susceptibles de porter des fleurs.
Utilisez un sécateur propre et préservez les branches saines lorsqu’aucune correction n’est nécessaire. Après un gel, attendez que la reprise permette d’évaluer les tissus encore vivants. Couper immédiatement tout ce qui semble abîmé peut supprimer des parties récupérables. Les gestes généraux sont détaillés dans nos dossiers de culture et d’entretien.
Pourquoi connaître le porte-greffe ?
Il influence la vigueur et l’adaptation racinaire au substrat ou au terrain. Il ne rend pas automatiquement les fruits et les feuilles du limequat résistants au gel. Demandez au producteur pourquoi le support choisi convient à votre situation. Repérez les pousses sous la greffe et supprimez les rejets identifiés du porte-greffe.
Semer, bouturer ou greffer
Le semis constitue une expérience, sans garantie de reproduire fidèlement le cultivar ni de fructifier rapidement. La bouture et la greffe conservent le matériel prélevé, avec des exigences de reprise et de qualité sanitaire. Pour débuter avec un objectif de récolte, un plant identifié et correctement multiplié reste généralement le choix le plus lisible.
Quand récolter le limequat et comment le cuisiner ?
Un fruit vert ou jaune selon l’usage
La coloration évolue avec la maturité et les conditions. Un fruit vert suffisamment développé peut intéresser pour un usage proche de la lime, tandis qu’un fruit jaune permet d’explorer un autre équilibre aromatique. Prélevez un exemplaire, évaluez le jus et goûtez avant de récolter l’ensemble. La couleur seule ne décrit pas toutes ses qualités.
Le fruit reste généralement acidulé. Ne l’attendez pas comme une petite mandarine douce. La peau peut être consommée avec la pulpe ou utilisée séparément, selon le fruit et votre goût. Retirez les pépins et vérifiez les informations concernant les traitements d’un plant vendu initialement pour l’ornement.
Récolter et conserver sans abîmer
Coupez le pédoncule avec des ciseaux propres lorsque le fruit résiste. Évitez de tirer sur un rameau chargé ou de percer la peau avec les épines. Triez les fruits et utilisez rapidement ceux qui sont blessés. Les fruits intacts se gardent au frais avec une surveillance régulière ; leur tenue dépend de leur état initial.
La congélation du jus en petites portions facilite les usages ultérieurs. Identifiez les contenants avec la variété et la date. Un petit cube est pratique pour ajuster une sauce sans décongeler toute la récolte. Le zeste peut également être préparé séparément sur des fruits lavés et adaptés à un usage alimentaire.
Des idées culinaires faciles à adapter
Utilisez quelques gouttes dans une vinaigrette, une sauce au yaourt ou un accompagnement de poisson. Le jus convient aux boissons diluées ; l’écorce aromatise un sucre, une crème ou une pâtisserie. Ajoutez progressivement pour garder l’équilibre. Les dosages d’un citron classique ne donnent pas forcément le même résultat.
Une marmelade permet de valoriser peau et pulpe. Suivez une recette éprouvée pour les proportions, la cuisson et la conservation. L’acidité d’un agrume ne valide pas à elle seule une conserve improvisée. Pour un premier essai, une petite préparation rapidement consommée permet surtout de découvrir le parfum de votre récolte.
Feuilles jaunes, chute des feuilles et ravageurs : établir le diagnostic
Un problème se comprend mieux avec son contexte. Notez les derniers changements : rentrée sous abri, transport, rempotage, engrais, sécheresse ou gel. Photographiez la plante entière puis les zones concernées. Ces éléments permettent de distinguer un symptôme local d’une dégradation générale et d’éviter des corrections contradictoires.
| Observation | Pistes possibles | Premier geste |
|---|---|---|
| Feuilles qui tombent | Stress hydrique, changement de lumière, froid. | Contrôler la motte et l’historique récent. |
| Jaunissement entre les nervures | Nutrition ou assimilation perturbée. | Examiner eau, racines et fertilisation. |
| Feuillage collant et dépôt noir | Insectes producteurs de miellat, fumagine. | Inspecter revers et ramifications. |
| Feuilles piquetées ou petites toiles | Acariens possibles sous abri. | Observer avec une loupe. |
| Fruits qui chutent | Ajustement naturel ou stress de culture. | Évaluer la vigueur et les apports d’eau. |
| Rameaux desséchés après gel | Dégâts de froid possibles. | Attendre l’évolution avant une taille importante. |
Surveiller surtout sous abri
Cochenilles, pucerons et acariens peuvent profiter de conditions favorables dans une véranda. Contrôlez les nouvelles pousses et les parties cachées. Isolez une plante infestée lorsque c’est possible et éliminez mécaniquement les petits foyers accessibles. Une inspection régulière évite souvent de découvrir un problème déjà installé sur toute la collection.
Si un traitement devient nécessaire, choisissez un produit autorisé pour l’usage concerné et respectez les consignes, notamment avant consommation des fruits. Évitez les mélanges concentrés et les applications en plein soleil. Après intervention, observez l’évolution sur plusieurs jours et surveillez les nouvelles pousses plutôt que de multiplier immédiatement les produits.
Calendrier d’entretien du limequat en France
Le tableau suivant décrit les priorités saisonnières, sans imposer une fréquence d’arrosage ou une date de récolte nationale. Le climat, l’abri et la vigueur de votre arbre restent les vrais repères. Ajustez les gestes lorsqu’une saison est particulièrement chaude, humide ou froide.
| Saison | Travaux prioritaires | Erreur à éviter |
|---|---|---|
| Printemps | Observer la reprise, rempoter si nécessaire, reprendre les apports adaptés. | Sortir brutalement au soleil ou avant les dernières nuits froides. |
| Été | Suivre l’eau, les floraisons et les ravageurs. | Laisser sécher complètement la motte ou saturer la soucoupe. |
| Automne | Préparer l’abri, contrôler les températures, inspecter avant rentrée. | Attendre le gel pour organiser le déplacement. |
| Hiver | Maintenir lumière, protection et contrôle de l’humidité. | Local sombre, arrosage estival et fertilisation excessive. |
Créer une fiche de suivi simple
Notez le cultivar, le porte-greffe, le volume du pot et la date d’achat. Ajoutez les périodes de floraison, les arrosages inhabituels et les températures minimales enregistrées. Une photo générale chaque mois aide à comparer les pousses et la charge en fruits. Après un hiver, ces observations permettront de comprendre ce qui a fonctionné dans votre emplacement. Elles fourniront aussi des informations utiles au producteur si vous demandez un conseil clair et personnalisé sur un problème précis.
En octobre, préparez d’abord l’hivernage
Vérifiez le trajet du pot, la place disponible et le minimum réel dans l’abri. Faites le bilan des fruits encore présents et de leur maturité. Nettoyez les soucoupes et gardez le thermomètre accessible. Ces préparatifs sont plus utiles qu’un rempotage automatique ou une taille sévère juste avant les premiers froids.
FAQ : les questions fréquentes sur le limequat
Le limequat est-il un citron vert ?
C’est un hybride de lime et de kumquat. Son jus peut remplir des usages proches de la lime, mais son fruit, son écorce et sa conduite horticole ont leurs particularités.
Peut-on manger la peau ?
Oui, elle est comestible sur un fruit adapté à la consommation. Vérifiez les traitements éventuels, lavez le fruit et goûtez une petite quantité pour apprécier son équilibre.
Résiste-t-il vraiment à −7 °C ?
Cette valeur apparaît chez un fournisseur pour Eustis, avec les limites d’une annonce horticole. Elle ne garantit pas la conservation des feuilles, des fruits ou d’une motte en pot. Préparez un abri hors gel.
Peut-il rester dans le salon ?
Un intérieur réellement lumineux peut convenir temporairement. Un salon sombre et chauffé rend la culture difficile. Prévoyez plutôt un emplacement adapté et une sortie progressive lorsque la saison le permet.
Faut-il deux limequats pour produire ?
Un seul sujet peut fructifier. La présence d’insectes ou une aide manuelle sous abri peut faciliter la pollinisation, mais la lumière et le fonctionnement racinaire restent déterminants.
Quand les fruits mûrissent-ils en France ?
Les dates varient avec la floraison, la variété et les conditions. Suivez votre arbre et goûtez quelques fruits. Les périodes californiennes ne constituent pas un calendrier français garanti.
Pourquoi perd-il ses feuilles après la rentrée ?
Le changement de lumière, de température ou d’arrosage peut provoquer un stress. Inspectez aussi les ravageurs. Arroser davantage sans vérifier la motte peut aggraver un problème racinaire.
Quel limequat choisir pour commencer ?
Eustis est une référence classique, mais privilégiez surtout un plant sain, identifié et accompagné de conseils adaptés. La qualité du plant et votre solution hivernale comptent autant que le nom variétal.
Réussir le limequat sur la durée
Le limequat mérite sa place parmi les agrumes de terrasse lorsqu’on recherche un petit fruit aromatique à utiliser en cuisine. Sa réussite repose sur un plant identifié, une lumière suffisante et des racines bien conduites. Préparez l’hiver avant les gelées et observez votre arbre au fil des saisons. Vous pourrez ainsi affiner son calendrier de récolte et profiter de ses qualités sans surestimer sa rusticité.
- Citrus ID : identité et origine historique du limequat.
- UCR : limequat Eustis, accession CRC 3603.
- UCR : limequat Tavares, accession CRC 4048.
- RHS : fiche limequat et classification de rusticité.
- RHS : principes généraux de culture des agrumes.
- Agrumerie Vessière : exemple d’annonce horticole pour Eustis.
Vérification documentaire : octobre 2026. Les informations de collection et de catalogue sont contextualisées. Les conseils pratiques de culture doivent être adaptés au plant, au substrat, à l’abri et au climat local.
Comparer le limequat et préparer l’hiver
Pour prolonger la découverte de ses parents, consultez la fiche du kumquat et la fiche du citron vert. Le dossier hivernage et entretien des agrumes complète l’organisation de la saison froide ; les températures citées pour d’autres agrumes ne doivent pas être transposées au limequat.
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